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Martin s'est adressé à un conseiller sur les conseils du curé qui, après s'être entretenu quelque temps avec lui, le soupçonnait d'avoir été agressé sexuellement dans son enfance. Martin souffrait de sueurs nocturnes et se réveillait souvent dans des draps complètement trempés, parfois même en criant après avoir rêvé qu'un énorme animal l'attaquait. C'est sa femme qui l'avait imploré d'aller parler au curé, affligée de cette habitude qu'il avait d'interrompre l'acte sexuel avant d'atteindre l'orgasme.

Martin se plaignait souvent de douleurs au pénis pendant les rapports sexuels et préférait les éviter. Marié, Martin a eu trois brèves aventures homosexuelles dans lesquelles il jouait le rôle passif. Ces épisodes le remplissaient de honte et il se sentait indigne de son mariage.

Sa femme, craignant qu'il contracte une infection transmise sexuellement et la lui transmette, menaçait de le quitter s'il recommençait. Après la séparation de ses parents, sa mère s'était mise à boire et avait eu plusieurs relations de courte durée. Certains de ses amants étaient violents avec elle et avec ses enfants.

L'un d'eux, un travailleur de la scierie nommé Roger, était non seulement alcoolique et violent, mais aussi pédophile. Les enfants ne savaient jamais quand Roger allait venir et vivaient dans un état de terreur permanent.

Martin s'est rappelé comment Roger, ivre, montait dans son lit et le masturbait avant de sombrer dans le sommeil. À mesure que ses souvenirs remontaient à la surface, les symptômes et les comportements de Martin ont pris un sens nouveau.

Ses sueurs nocturnes, ses cauchemars, ses douleurs au pénis, sa crainte des relations sexuelles et ses aventures homosexuelles étaient vraisemblablement associés à l'agression dont il avait été victime. Le conseiller a demandé à Martin de venir avec sa femme pour une séance, afin d'expliquer à celle-ci le rapport qu'on pouvait établir entre les symptômes de son mari et l'agression dont il avait été victime dans son enfance.

Par ailleurs, il a recommandé à Martin de se joindre à un groupe de soutien. Il a enfin pu s'exprimer librement parce qu'il savait que les gens qui s'y trouvaient le comprenaient. La guérison de Martin s'est faite progressivement. Mais, avec l'aide de son conseiller, de son groupe de soutien et de sa femme, ses symptômes se sont atténués. Bien sûr, les cauchemars reviennent à l'occasion, mais quand il se réveille, Martin comprend maintenant d'où ils viennent et peut plus facilement se rendormir.

Leurs enfants perçoivent d'ailleurs le changement et sont aujourd'hui beaucoup plus détendus en présence de leurs parents. Porter des accusations au criminel. Vous pouvez porter des accusations au criminel contre votre agresseur. La première chose à faire est alors de signaler le cas à la police.

Les autorités policières porteront la question à l'attention d'un procureur de la Couronne, qui décidera si les preuves sont suffisantes pour porter la cause devant un tribunal provincial ou fédéral. Le succès de la poursuite peut être facilité par la présentation de preuves corroborantes des photographies prises par l'agresseur, par exemple ou de preuves de faits similaires des renseignements fournis par d'autres victimes.

Le fait de porter des accusations au criminel a l'avantage de faire porter le fardeau de la poursuite au bon endroit, soit sur la société dans son ensemble. Il est en effet contraire à la loi d'exploiter sexuellement des enfants: Porter des accusations au criminel est également un moyen de canaliser sa colère de façon constructive, en obtenant justice.

Par contre, le recours aux tribunaux demande souvent beaucoup de temps et peut se révéler très frustrant. Vous pouvez aussi poursuivre votre agresseur au civil. Cela peut être plus facile, car la norme de preuve y est moindre qu'au criminel.

Toutefois, une condamnation au criminel donnerait du poids à votre cause au civil. Dans une poursuite au civil, si le juge rend sa décision en votre faveur, votre agresseur pourrait alors devoir vous dédommager en argent, ce qui vous aiderait à payer votre thérapie et vous indemniserait pour les heures de travail perdues à cause des répercussions de l'agression.

Toutefois, le processus judiciaire peut être éprouvant pour vous. Il serait bon d'analyser les choix qui s'offrent à vous avec votre conseiller, un employé des services aux victimes, votre conjointe, un avocat ou un ami, mais la personne qui importe le plus dans tout ça, c'est vous-même.

La décision vous appartient. Si vous êtes membre d'un couple, votre partenaire peut être pour vous une précieuse source de soutien. Par soutien, on entend la capacité de partager la douleur, de donner de l'amour, d'encourager et d'appuyer les décisions. Mais ne prenez pas votre partenaire comme conseiller! Cela exerce en effet une pression beaucoup trop forte sur la relation. Et il est peut-être aussi injuste, sinon impossible, de demander à votre partenaire de vous donner un avis objectif.

Cherchez soutien et réconfort auprès de votre partenaire et demandez plutôt conseil à votre conseiller. Il est important de raconter à votre partenaire ce que vous vivez et ce que vous avez vécu.

Cela peut cependant créer certaines tensions Si votre partenaire a également été victime de violence sexuelle, vous risquez ainsi de lui rappeler de pénibles souvenirs; mais vous pouvez alors profiter de l'occasion pour chacun de consulter un conseiller et vous en remettre en même temps. En exprimant en même temps les mêmes besoins affectifs, vous risquez aussi de mettre votre relation à rude épreuve; pour vraiment s'aider, chacun doit être capable de dire à l'autre quand il a besoin d'aide, quand il est en mesure d'en donner et quand il a besoin d'être seul.

OUI, mais il faut voir cette guérison comme un processus et non comme un projet aboutissant à un résultat final. On ne peut espérer atteindre un moment de grâce où, comme par magie, tous les problèmes s'évanouissent et le bonheur s'installe en permanence. Il est plus probable qu'à divers stades de votre vie, de nouvelles questions surgiront qui vous inciteront peut-être à retourner voir un conseiller pendant quelque temps. La guérison se manifeste plutôt par une diminution des symptômes liés à l'agression sexuelle, par un accroissement de l'estime de soi, et par l'instauration de relations plus satisfaisantes avec les autres.

Vous aurez davantage l'impression de maîtriser votre destinée. En d'autres mots, au lieu de laisser le traumatisme de l'agression guider votre vie, vous prendrez vous-même les affaires en main.

Vous pouvez certes mener une vie heureuse! La guérison peut ressembler à ce qui est arrivé à Martin. Martin a vu ses symptômes pratiquement disparaître, sa relation avec sa femme s'est améliorée, et ses enfants sont moins anxieux. Ce n'est peut-être pas le bonheur total, mais c'est tout de même mieux que l'enfer dans lequel il vivait avant sa guérison.

Des ressources additionnelles sont disponibles à votre centre de ressources communautaire, à votre bibliothèque publique ou au Centre national d'information sur la violence dans la famille.

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous. Ce livre répond aux questions suivantes: À qui s'adresse ce livret? Qu'entend-on par violence sexuelle? Dans quelles sphères de votre vie les agressions sexuelles peuvent-elles avoir des répercussions? Que puis-je faire pour obtenir l'aide dont j'ai besoin? Comment un conseiller peut-il aider? Quels types de questions sont habituellement posées aux conseillers?

Quelle attitude adopter vis-à-vis de l'agresseur? Que dois-je dire à ma conjointe ou à mon conjoint? Est-il possible de s'en remettre? Ce livre vise à: Les hommes qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels, peuvent avoir des difficulités avec les relations sexuelles à la suite d'une agression.

Problèmes de dysfonctionnement sexuel. Peut-être éprouvez-vous parfois des troubles des fonctions sexuelles? Érections douloureuses, difficulté à maintenir l'érection, éjaculation précoce, absence de désir, obsession sexuelle, tous ces problèmes peuvent être des séquelles d'une agression sexuelle datant de l'enfance.

Si vous avez été agressé par une personne en qui vous aviez confiance et qui vous protégeait, il se peut que vous ayez du mal aujourd'hui à vous fier assez à qui que ce soit pour jouir d'une relation d'intimité à long terme.

Si vous n'arrivez à fonctionner sexuellement que dans le cadre de rencontres de passage ou de relations éphémères, il se pourrait que vous ayez été agressé par un proche parent qui a exercé un pouvoir sur vous pendant longtemps.

Une relation de longue durée pourrait alors vous rappeler ce genre de situation et c'est pourquoi vous l'évitez. Pour la même raison, vous pouvez avoir du mal à vous engager dans les autres sphères de votre vie. Toxicomanie ou mauvais usages de la drogue, de l'alcool ou de la nourriture. Si vous abusez des drogues, de l'alcool ou des aliments, il se pourrait que ce soit pour masquer le souvenir douloureux d'une agression sexuelle.

Votre agresseur pourrait, par exemple, s'en être servi pour vous amener à céder à ses demandes. Automutilation et agression sur autrui. Lorsqu'on se sent dévalorisé par suite d'une agression dont on a été victime, il arrive que l'on retourne ses sentiments négatifs contre soi-même. Certains se coupent, se brûlent ou se blessent volontairement: Il se peut aussi que vous preniez part à des situations ou tolériez des relations qui vous causent du tort, affectivement, physiquement, sexuellement ou autrement.

Réminiscences, anxiété et cauchemars. Si vous avez des crises d'angoisse ou de panique inexpliquées, il se peut que vous reviviez le traumatisme que vous avez vécu lorsque vous avez été agressé sexuellement. Certains hommes estiment qu'à titre de mâles, ils ont le droit d'exprimer et de décharger leur colère. Mais lorsqu'on ne ressent que de la colère, c'est parfois parce qu'on refoule d'autres émotions, le plus souvent de la honte, de la peur et de la solitude.

Un conseiller peut vous aider à identifier les sentiments que vous ressentez et vous montrer comment composer avec ceux-ci. Si vous avez été victime de violence sexuelle lorsque vous étiez enfant, vous partagez avec toutes les autres victimes de sévices sexuels, hommes et femmes, le même sentiment sous-jacent: La honte est un profond sentiment de dévalorisation de la personne. Votre agresseur peut vous avoir privé du soutien des personnes que vous aimiez en vous obligeant à garder le secret.

Il peut aussi vous avoir dit que personne ne voudrait plus vous fréquenter si l'on apprenait ce que vous avez fait. Associée à la honte, la culpabilité vient de ce que l'on se croit responsable de la violence dont on a été victime. Il faut pourtant vous rappeler que cela s'est passé alors que vous étiez enfant: Vous n'êtes pas responsable de ce qui s'est passé.

Une foule de symptômes physiques peuvent être reliés à une expérience de violence sexuelle vécue pendant l'enfance. Les maux de tête fréquents, sensations d'étouffement, nausées en présence de certaines odeurs, vision trouble, sensations de flottement ou douleurs au niveau des organes génitaux, des fesses ou du dos, peuvent être des symptômes reliés à une agression sexuelle dont vous auriez été victime autrefois.

Si votre médecin n'arrive pas à trouver de cause médicale à ces symptômes, votre conseiller pourrait vous aider à comprendre ce qui se passe. Comment un conseiller peut-il m'aider? La première étape de la guérison consiste à admettre que l'on a été victime de violence sexuelle. Un conseiller devra probablement vous rappeler plusieurs fois que vous n'êtes ni responsable, ni coupable de l'abus dont vous avez été victime. Quels types de questions sont habituellement posées aux thérapeutes?

L'histoire de Martin Martin s'est adressé à un conseiller sur les conseils du curé qui, après s'être entretenu quelque temps avec lui, le soupçonnait d'avoir été agressé sexuellement dans son enfance.

Certains peuvent être tentés de trouver leur agresseur et de lui dire face à face ce qu'ils pensent de lui. Cela peut cependant se révéler plus difficile qu'il n'y paraît, surtout si, une fois en face de lui, vous retrouvez soudainement les sentiments de petit garçon impuissant qui vous habitaient autrefois. Il peut être satisfaisant de lui signifier de vive voix à quel point ses actes ont été dévastateurs, mais on risque aussi de se trouver face à quelqu'un qui nie les faits ou qui les trouve insignifiants.

Il faut donc prévoir les réactions possibles de l'agresseur et les répercussions, négatives et positives d'une confrontation. Certains caressent l'idée d'attaquer et de battre leur agresseur.

Si on peut se sentir justifié d'exprimer ainsi sa colère, on risque par contre d'en payer cher les conséquences. On risque notamment d'aggraver encore ses problèmes psychologiques ou même d'aboutir en prison.

On peut aussi choisir de pardonner à l'agresseur dans le cadre du processus de guérison. Certaines personnes de votre entourage peuvent insister auprès de vous pour que vous pardonniez à votre agresseur. Mais un pardon prématuré peut accroître encore la culpabilité et bloquer le processus de guérison. Si vous n'arrivez pas à pardonner à votre agresseur, vous pouvez toujours vous dire qu'il obtiendra le pardon du dieu auquel il croit.

C'est à vous de décider: Les deux options sont légitimes. Vous pouvez décider de ne rien faire au sujet de l'agresseur pour le moment et choisir de concentrer tous vos efforts sur votre propre guérison.

L'oubli n'est pas le pardon. Après vous être occupé de vous-même pendant un certain temps, peut-être déciderez-vous d'entreprendre une démarche. Trop élevée, leur fréquence est pourtant très difficile à estimer: Etonnamment, les définitions des violences sexuelles ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre et ne disposent pas d'une peine identique. En France, la loi distingue le viol défini par toute pénétration vaginale, anale ou orale, d'un objet, d'un pénis, d'un doigt,… sous l'effet de la menace, de la contrainte ou de la surprise , des agressions sexuelles, autres que le viol, représentées par les attouchements, exercés avec ou sans violence, sur une personne non consentante ou ne pouvant y consentir en public.

Grâce à l'engagement de professionnels de santé impliqués et des victimes, certaines caractéristiques se sont dégagées des témoignages. La victime connaît souvent son agresseur. La violence sexuelle est rarement isolée. Une première violence augmente le risque d'en être victime à nouveau: Elle ne concerne pas les femmes uniquement.

Les petits garçons et les hommes ne sont pas à l'abri des VS. L'agresseur peut être une femme. Tabou optimal s'il en est, oui les femmes peuvent agresser sexuellement.

Qu'elles soient mères, nourrices, enseignantes,… elles infligent des violences souvent subtiles, moins violentes et plus perverses que celles perpétrées par les hommes. Le traumatisme est souvent oublié, refoulé, dénié. Le Pr Jehel, psychiatre, lors des secondes Assises, explique que lorsqu'un traumatisme atteint un seuil d'émotions trop élevé et douloureux, le cerveau déclenche une sorte de mécanisme de survie en le faisant tomber dans l'oubli.

C'est l' amnésie post-traumatique. Elle est caractérisée par une dissociation, définie comme une perturbation des fonctions habituellement intégrées dans la conscience: La victime peut alors être confuse, désorientée dans le temps et dans l'espace, elle est incapable d'encoder de nouvelles informations et présente des troubles de l'attention et du jugement ce qui peut lui porter préjudice ultérieurement car on lui reprochera de ne pas bien se souvenir des faits et de s'être trompée lors d'une première déposition.

Cette amnésie peut durer de quelques jours à quelques semaines ou années et se termine lorsque la personne est en mesure d'exprimer une continuité temporelle.

Pour mieux comprendre cette amnésie , il faut savoir que le cerveau est composé du néocortex, qui se consacre à toutes les fonctions intellectuelles, telles que le langage, la réflexion, l'attention, Selon l'intensité de la peur, l'émotion est traitée différemment par le cerveau et lors des violences sexuelles, la peur est telle que le traumatisme n'est pas encodé selon les circuits habituels.

L'amygdale, qui sert à former les souvenirs faisant partie du cerveau émotionnel, sera chez les victimes hyperexcitable. Elle est alors saturée et inefficace et n'encode pas le souvenir du traumatisme. Dans son livre Comment guérir après des violences sexuelles?

S'il est très difficile d'évaluer précisément la fréquence des troubles, un constat est clair: Un certain nombre de conséquences psychologiques ont lieu: Sur le plan somatique, le médecin recense une augmentation de la fréquence de troubles gynécologiques douleurs pelviennes chroniques ou lors des rapports sexuels notamment, mais aussi fibromes dont le risque serait augmenté à l'âge adulte en cas de violences sexuelles dans l'enfance d'après une étude , de troubles gastro-intestinaux, de douleurs chroniques céphalées, migraine , fibromyalgie ….

De plus, on estime qu'une victime sur

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Les violences sexuelles VS prennent plusieurs formes. Si le viol est sans doute la forme la plus connue et la plus redoutée des femmes, elle est loin d'être la seule et la plus courante. Trop élevée, leur fréquence est pourtant très difficile à estimer: Etonnamment, les définitions des violences sexuelles ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre et ne disposent pas d'une peine identique. En France, la loi distingue le viol défini par toute pénétration vaginale, anale ou orale, d'un objet, d'un pénis, d'un doigt,… sous l'effet de la menace, de la contrainte ou de la surprise , des agressions sexuelles, autres que le viol, représentées par les attouchements, exercés avec ou sans violence, sur une personne non consentante ou ne pouvant y consentir en public.

Grâce à l'engagement de professionnels de santé impliqués et des victimes, certaines caractéristiques se sont dégagées des témoignages. La victime connaît souvent son agresseur. La violence sexuelle est rarement isolée. Une première violence augmente le risque d'en être victime à nouveau: Elle ne concerne pas les femmes uniquement. Les petits garçons et les hommes ne sont pas à l'abri des VS.

L'agresseur peut être une femme. Tabou optimal s'il en est, oui les femmes peuvent agresser sexuellement. Qu'elles soient mères, nourrices, enseignantes,… elles infligent des violences souvent subtiles, moins violentes et plus perverses que celles perpétrées par les hommes.

Le traumatisme est souvent oublié, refoulé, dénié. Le Pr Jehel, psychiatre, lors des secondes Assises, explique que lorsqu'un traumatisme atteint un seuil d'émotions trop élevé et douloureux, le cerveau déclenche une sorte de mécanisme de survie en le faisant tomber dans l'oubli. C'est l' amnésie post-traumatique. Elle est caractérisée par une dissociation, définie comme une perturbation des fonctions habituellement intégrées dans la conscience: La victime peut alors être confuse, désorientée dans le temps et dans l'espace, elle est incapable d'encoder de nouvelles informations et présente des troubles de l'attention et du jugement ce qui peut lui porter préjudice ultérieurement car on lui reprochera de ne pas bien se souvenir des faits et de s'être trompée lors d'une première déposition.

Cette amnésie peut durer de quelques jours à quelques semaines ou années et se termine lorsque la personne est en mesure d'exprimer une continuité temporelle. Pour mieux comprendre cette amnésie , il faut savoir que le cerveau est composé du néocortex, qui se consacre à toutes les fonctions intellectuelles, telles que le langage, la réflexion, l'attention, Selon l'intensité de la peur, l'émotion est traitée différemment par le cerveau et lors des violences sexuelles, la peur est telle que le traumatisme n'est pas encodé selon les circuits habituels.

L'amygdale, qui sert à former les souvenirs faisant partie du cerveau émotionnel, sera chez les victimes hyperexcitable. Elle est alors saturée et inefficace et n'encode pas le souvenir du traumatisme. Dans son livre Comment guérir après des violences sexuelles? S'il est très difficile d'évaluer précisément la fréquence des troubles, un constat est clair: Un certain nombre de conséquences psychologiques ont lieu: Vous l'avez été également si un adulte a violé votre intimité de façon répétée - en vous observant lorsque vous preniez votre douche ou en faisant des commentaires d'ordre sexuel sur votre corps.

Questionnement sur votre orientation sexuelle. Vous pouvez éprouver de la confusion quant à votre orientation sexuelle et vous questionner à son sujet. On ne sait pas vraiment comment se forme l'identité sexuelle. Par contre, on sait qu'en général ni l'agression sexuelle, ni l'identité sexuelle de votre agresseur, ni ce qu'il ou elle vous a fait, ne peuvent à eux seuls déterminer votre orientation sexuelle. Si vous êtes homosexuel et avez été agressé par un homme lorsque vous étiez enfant, vous pouvez croire à tort, comme beaucoup d'hétérosexuels, que votre orientation sexuelle est la conséquence de cette expérience.

Bien des hommes adultes, qu'ils soient hétérosexuels ou homosexuels, souffrent en effet de ce genre de confusion quant à leur orientation sexuelle par suite d'une agression dont ils ont été victimes dans l'enfance. Par exemple, si votre agresseur a eu avec vous une relation orale, vous avez probablement ressenti une excitation sexuelle tout en étant dégoûté par l'expérience. Que l'agresseur ait été un homme ou une femme ne change rien à la situation.

Le pénis répond à la stimulation quel que soit le sexe de la personne qui le stimule. Les adolescents ou les adultes qui agressent sexuellement des enfants le font parce qu'ils sont sexuellement attirés par les enfants et ont besoin de les dominer sexuellement. Si votre agresseur était un homme, vous pouvez avoir développé une peur des autres hommes, en particulier si vous les croyez homosexuels. Vous pouvez éviter les relations d'amitié avec les hommes.

Cette peur des homosexuels peut se manifester par des commentaires négatifs sur les homosexuels ou par des blagues à leur sujet. Cette crainte et ces attitudes offensantes sont de l'homophobie.

Il faut noter par ailleurs que l'homophobie est répandue dans notre société et qu'elle n'est pas un indicateur de violence sexuelle. Certains cherchent aussi à s'affirmer sexuellement en s'engageant dans une foule de relations sexuelles sans lendemain avec les femmes dans l'espoir de se débarrasser de cette peur de l'homosexualité. Mais les conquêtes multiples, quel que soit leur nombre, ne viennent jamais à bout de ce genre d'insécurité, et elles finissent par détruire la confiance que vos partenaires peuvent avoir en vous.

Si votre agresseur était une femme, il se peut que vous vous soyez senti dominé et humilié en tant qu'homme au moment de l'agression. Et vous pouvez vous sentir d'autant plus isolé et honteux. Certains, par contre, préfèrent croire que l'agression était pour eux une occasion rêvée d'avoir des contacts sexuels et pas vraiment une agression.

Dans notre société, la violence sexuelle qu'infligent les femmes à des garçons est souvent minimisée et on passe souvent sous silence la gravité des agressions et les répercussions qu'elles peuvent avoir sur les garçons. Parce qu'elles créent une dépendance, ces substances peuvent retarder la guérison. Les programmes visant à vaincre la dépendance à ces substances peuvent s'avérer de précieux compléments au counseling en matière de violence sexuelle. Si vous vous rendez compte que vous avez tendance à reproduire le comportement de votre agresseur en maltraitant vous-même des enfants, demandez de l'aide sans tarder, car vous risquez de faire du tort à d'autres personnes.

Communiquez avec le service d'entraide téléphonique de votre région, avec votre médecin, etc. Les réminiscences sont des images intempestives reliées à la violence sexuelle dont on a été victime qui apparaissent soudairement à l'esprit. Ces images peuvent survenir aux moments les moins opportuns: Si c'est le cas, c'est probablement parce que l'excitation sexuelle réveille en vous certains souvenirs reliés à l'agression sexuelle. Certains hommes ont aussi des cauchemars récurrents qui leur rappellent d'une façon ou d'une autre l'agression qu'ils ont subie.

Un conseiller vous apprendra quoi faire pour que ces symptômes s'atténuent. Vous pouvez, par exemple, craindre d'éprouver encore plus de honte en parlant de l'agression à un conseiller ou à quelqu'un d'autre. La honte peut vous isoler des autres dans votre vie adulte. La participation à un groupe de soutien, où vous pouvez parler de votre expérience et écouter d'autres personnes parler d'expériences similaires, peut vous aider à surmonter votre honte et à vaincre le sentiment d'isolement qui l'accompagne.

Peut-être avez-vous du mal à admettre que vous avez été agressé sexuellement et qu'une autre personne ait pu vous dominer à ce point. Peut-être même croyez-vous que le fait d'avoir été agressé fait de vous un lâche.

Par conséquent, les hommes n'osent avouer qu'ils aient pu être dominés et s'être sentis impuissants: Le déni est à lui seul le principal obstacle qui empêche d'obtenir de l'aide. Et, à cause des valeurs qui prédominent dans notre société, il est habituellement plus enraciné chez les hommes que chez les femmes.

C'est pourquoi il faut du courage pour admettre que l'on a été victime de violence sexuelle. Il faut ensuite mettre les chances de son côté en trouvant un conseiller ou un groupe de soutien, ou les deux. La meilleure façon de faire est de demander à des gens en qui vous avez confiance de vous en recommander un.

Lorsque cela est impossible, vous pouvez communiquer avec des associations professionnelles de counseling, qui vous donneront le nom de personnes qualifiées qui s'occupent des victimes de violence sexuelle. Vous pourrez alors faire votre choix et trouver un conseiller avec qui vous vous sentirez assez à l'aise pour travailler.

Le counseling individuel prolongé peut coûter cher, toutefois certains travailleurs sociaux offrent des tarifs ajustables en fonction des revenus. Vous pouvez aussi consulter un psychiatre ou un psychologue dans le cadre d'un régime d'assurance-maladie provincial ou d'un régime d'assurance complémentaire.

Dans certaines provinces, lorsqu'on porte plainte contre un agresseur, on est parfois admissible au counseling auprès d'un psychologue, d'un conseiller clinique ou d'un travailleur social clinique qualifié par l'intermédiaire d'un programme d'indemnisation des victimes d'actes criminels. S'il vous est impossible de consulter un conseiller, le groupe de soutien pourrait être une bonne solution de rechange.

Une fois que vous avez avoué avoir été victime de violence sexuelle dans votre enfance à votre conseiller, vous avez franchi une nouvelle étape importante vers la guérison. Toutefois, même après avoir avoué avoir été agressé sexuellement, vous pourriez: Pour préserver leur équilibre, les victimes ont souvent tendance à minimiser les événements traumatisants et leurs effets ou à refuser d'admettre qu'ils se sont produits. Un conseiller vous aidera à mettre de l'ordre dans les idées et les sentiments qui vous habitent.

Vous pourrez alors vous attaquer sérieusement au traumatisme de l'agression de façon à en éliminer les effets négatifs sur votre vie.

Votre conseiller vous interrogera probablement sur certains symptômes de stress post-traumatique qui ont des répercussions dans votre vie, comme les réminiscences, les cauchemars, la dépression, l'anxiété, ou les problèmes relationnels. Le conseiller ou la conseillère vous aidera à développer des habiletés pour composer avec les pensées, les émotions et les sensations envahissantes ou accablantes. Ces habiletés sont utiles car elles vous permettront de garder la maîtrise de vous-même.

Un afflux trop abondant et trop rapide de souvenirs peut être perturbant. Lorsque vous avez besoin de temps pour comprendre et pour assimiler ce que vous vivez, dites-le au conseiller. Ce dernier peut aussi vous recommander de lire certains articles ou ouvrages écrits par des hommes qui ont subi de la violence sexuelle.

À votre demande, le conseiller peut rencontrer votre conjointe ou votre partenaire pour lui suggérer diverses façons de vous aider à guérir.

Votre conseiller peut enfin vous recommander de vous inscrire à un groupe de soutien pour victimes de violence sexuelle. La relation que vous avez avec votre conseiller est un partenariat.

Vous décidez ensemble des sujets à aborder et du moment opportun pour ralentir le rythme des séances ou y mettre fin. Si vous n'êtes pas satisfait de votre conseiller, vous avez le droit de parler de ce qui vous préoccupe et le droit d'en choisir un autre. N'étais-je pas assez vieux pour savoir ce que je faisais? N'aurais-je pas dû l'envoyer promener? L'âge n'a rien à voir, c'est uniquement de pouvoir qu'il s'agit ici. Les garçons qui dépendent affectivement ou financièrement d'un adulte ou d'un adolescent sont plus à risque d'être agressés sexuellement.

Il nous a laissés prendre de la bière sur les lieux du camping. Je n'étais pas habitué à boire et tout ce dont je me souviens ensuite, c'est de m'être réveillé dans un lit aux côtés de l'entraîneur profondément endormi, sa main entre mes jambes.

À l'âge que j'avais, n'aurais-je pas dû être assez intelligent pour me rendre compte des réelles intentions de l'entraîneur? Un entraîneur occupe une situation de pouvoir et peut facilement séduire un garçon en comblant son besoin d'attention et d'approbation.

Les adolescents qui sont victimes d'agressions sexuelles ont encore plus honte et se sentent encore plus coupables que les jeunes garçons. Ils ont beaucoup de mal à signaler qu'ils ont été agressés. Les garçons dont nous venons de raconter l'histoire ont tous les deux grandi en croyant qu'ils étaient responsables des agressions et ont par conséquent continué à ressentir de la culpabilité une fois devenus des jeunes hommes.

Votre conseiller devra probablement vous rappeler que les enfants ne sont jamais responsables des agressions que les hommes et les adolescents plus âgés leur ont infligées.

Un jour, après une partie, le professeur m'a caressé. J'en ai parlé à mon oncle Georges et il m'a dit que le professeur était un gai. Pensez-vous que j'ai fait quelque chose pour l'attirer? L'orientation sexuelle n'a rien à voir avec la violence sexuelle.

Qui plus est, ce n'est pas une caractéristique propre à votre personnalité qui vous rend responsable de l'agression. Les agresseurs sont des gens qui exercent leur pouvoir sur des enfants parce que ceux-ci sont petits et sans défense. À cet égard, la réponse de l'oncle Georges est tendancieuse et témoigne de ses préjugés à l'égard des homosexuels. Vous pouvez avoir des pensées troublantes au sujet d'enfants de temps à autre; l'apparition de fantasmes sexuels mettant en scène des enfants est certes un avertissement.

Il est important de prendre conscience de ces sentiments et de ces fantasmes et d'en discuter avec un conseiller pour vous assurer que vous n'éprouverez pas le besoin de vous défouler en passant à l'acte. De nombreux adultes et adolescents condamnés pour violence sexuelle ont en effet eux-mêmes été agressés sexuellement lorsqu'ils étaient enfants. Il ne s'ensuit pas automatiquement que tous les garçons agressés sexuellement deviennent à leur tour des agresseurs. Quand j'avais huit ans, ma gardienne m'a fait mettre mon pénis dans son vagin.

Grâce à elle, j'ai été initié longtemps avant les autres et, encore aujourd'hui, je fais un malheur auprès des femmes plus âgées. Les jeunes garçons agressés sexuellement par des femmes ou des adolescentes nient en général avoir été dominés, utilisés et humiliés.

Il arrive même qu'ils exploitent cette expérience pour se donner de l'importance, sans comprendre à quel point elle perturbe aujourd'hui leurs relations d'adulte. Je veux en finir au plus vite et reprendre une vie normale.

Comme la plupart des hommes, vous avez probablement été conditionné à agir et à obtenir des résultats rapidement. Mais on ne traite pas une agression sexuelle comme on tond le gazon ou comme on règle une affaire commerciale. Le changement personnel demande du temps et si vous avez été victime à la fois de violence physique et affective, il vous faudra travailler sur ces deux tableaux. Ce genre de demande est fait par ceux qui pensent que la clé de leur problème se trouve juste sous la surface et qu'il s'agit de mettre le doigt dessus pour être instantanément guéri.

Comme les questions précédentes, cette demande découle du désir, fréquent chez les hommes, de régler rapidement les problèmes. À mesure que vous travaillerez avec votre conseiller, vous commencerez à mieux comprendre la valeur du changement progressif. Martin s'est adressé à un conseiller sur les conseils du curé qui, après s'être entretenu quelque temps avec lui, le soupçonnait d'avoir été agressé sexuellement dans son enfance.

Martin souffrait de sueurs nocturnes et se réveillait souvent dans des draps complètement trempés, parfois même en criant après avoir rêvé qu'un énorme animal l'attaquait. C'est sa femme qui l'avait imploré d'aller parler au curé, affligée de cette habitude qu'il avait d'interrompre l'acte sexuel avant d'atteindre l'orgasme. Martin se plaignait souvent de douleurs au pénis pendant les rapports sexuels et préférait les éviter.

Marié, Martin a eu trois brèves aventures homosexuelles dans lesquelles il jouait le rôle passif. Ces épisodes le remplissaient de honte et il se sentait indigne de son mariage. Sa femme, craignant qu'il contracte une infection transmise sexuellement et la lui transmette, menaçait de le quitter s'il recommençait. Après la séparation de ses parents, sa mère s'était mise à boire et avait eu plusieurs relations de courte durée.

Certains de ses amants étaient violents avec elle et avec ses enfants. L'un d'eux, un travailleur de la scierie nommé Roger, était non seulement alcoolique et violent, mais aussi pédophile. Les enfants ne savaient jamais quand Roger allait venir et vivaient dans un état de terreur permanent.

Martin s'est rappelé comment Roger, ivre, montait dans son lit et le masturbait avant de sombrer dans le sommeil. À mesure que ses souvenirs remontaient à la surface, les symptômes et les comportements de Martin ont pris un sens nouveau.

Ses sueurs nocturnes, ses cauchemars, ses douleurs au pénis, sa crainte des relations sexuelles et ses aventures homosexuelles étaient vraisemblablement associés à l'agression dont il avait été victime. Le conseiller a demandé à Martin de venir avec sa femme pour une séance, afin d'expliquer à celle-ci le rapport qu'on pouvait établir entre les symptômes de son mari et l'agression dont il avait été victime dans son enfance.

Par ailleurs, il a recommandé à Martin de se joindre à un groupe de soutien. Il a enfin pu s'exprimer librement parce qu'il savait que les gens qui s'y trouvaient le comprenaient. La guérison de Martin s'est faite progressivement.

Mais, avec l'aide de son conseiller, de son groupe de soutien et de sa femme, ses symptômes se sont atténués. Bien sûr, les cauchemars reviennent à l'occasion, mais quand il se réveille, Martin comprend maintenant d'où ils viennent et peut plus facilement se rendormir.

Leurs enfants perçoivent d'ailleurs le changement et sont aujourd'hui beaucoup plus détendus en présence de leurs parents. Porter des accusations au criminel. Vous pouvez porter des accusations au criminel contre votre agresseur. La première chose à faire est alors de signaler le cas à la police.








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Le pouvoir se conquiert à force de conviction et de charme, de discours devant une foule à captiver. L'homme politique maîtrise les techniques de séduction et se nourrit de ses conquêtes. Un très bon relationnel, de l'humour, de la répartie, une assurance peu commune sont des atouts précieux en politique, auxquels succombe aisément la gente féminine.

Les femmes seraient attirées par les mâles dominants qui transmettraient à leur progéniture un meilleur patrimoine génétique. La sexualité féminine passe souvent par le besoin de soumission. Le lit est donc le lieu d'excellence où s'exerce le rapport de pouvoir.

De plus, on associe souvent à l'homme de pouvoir la force et l'argent. Pour expliquer l'attirance des hommes de pouvoir envers les femmes, certains évoquent également le rapport très fort qu'entretiennent bon nombre de politiciens avec leur mère, contrastant avec l'absence ou la dureté de leur père. Ils développeraient ainsi le besoin d'une femme dans leur entourage et en changeaient régulièrement, incapables de retrouver leur mère.

Si l'on en croit l'expérience de Napoléon, dont la libido suivit son ascension politique, plus les hommes ont du pouvoir, plus leurs besoins sont exacerbés. Plusieurs hypothèses sont avancées. JFK, un président à la sexualité frénétique…. Jeune, beau et séduisant, JFK avait tout pour lui. Idéaliste, il séduit les Américains grâce aux promesses de changement.

Mais derrière le bronzage et le sourire, se cachaient d'intenses souffrances liées à une ostéoporose, mais également une sexualité compulsive. Marilyn Monroe, Gene Tierney, Marlene Dietrich ou encore Jayne Mansfield,… une maîtresse en suivait une autre, quand elles n'étaient pas cumulées.

L'activité sexuelle était une thérapie à elle toute seule, grâce aux endorphines qu'elle produisait, des substances à la structure proche de la morphine.

Les rapports sexuels seraient un moyen d'évacuer le stress et la pression. Le sexe est alors un exutoire de l'agressivité et de la tension, sans compter le bien-être qui succède à l'orgasme et qui s'explique notamment par les endorphines, sécrétées par le cerveau et qui sont les messagers chimiques du bien-être.

Autre possibilité, enchaîner les conquêtes sexuelles serait un moyen de se rassurer sur leur capacité de séduction. Mais l'explication qui convainc le plus relève du besoin de dominer et du sentiment de toute-puissance que le pouvoir confère. De tout temps, le mâle a eu besoin de dominer ses congénères. Le mâle alpha régnait sur la meute et les femelles n'échappaient pas à la règle. L'homme politique, au narcissisme vraisemblablement exacerbé, est peu habitué aux refus et à l'habitude de voir ses demandes exaucées sans discussion.

Par ses collaborateurs comme par les femmes! Ce qui donne un sentiment de toute-puissance, stimule le système de la récompense et est assimilable à la jouissance sexuelle. Un tel plaisir demande à être renouvelé sans cesse. Ce qui peut conduire à une désinhibition et à une escalade en terme de quantité d'activité mais aussi de pratiques sexuelles: Le danger est réel pour les femmes car il ne s'agit plus de besoins exacerbés par le pouvoir, mais d'une maladie touchant aussi bien les hommes de pouvoir que les autres.

Addiction ou perversion sont alors parfois associées à la violence. Ainsi Mussolini déclarait-il au siècle dernier que la foule, comme les femmes, était faite pour être violée Il est effrayant de constater à quel point la sexualité fait perdre la raison. Dominique Strauss-Kahn a compromis son poste à la tête du FMI et vraisemblablement la présidence de la France, à laquelle il était destiné, à cause de son addiction sexuelle.

Et il est loin d'êtrel le seul Bill Clinton a été mis en difficulté par son égarement, aboutissant à une affaire nationnale, le Monicagate. Je n'arrive pas à me vider la tête pendant ce moment.

A 35 ans, je me demande si vais un jour en guérir. Malgré plusieurs séances d'hypnose, rien ne change. Comment puis-je me faire aider? Comment en sortir et connaître enfin le plaisir sexuel? Le viol est malheureusement très fréquent — on estime en France que soixante-dix mille femmes sont victimes de viol chaque année. Les femmes en sont de très loin les premières victimes en raison de la fréquente violence masculine qui tente d' imposer sa loi ; en raison aussi de la force musculaire des hommes, bien supérieure à celle des femmes ; en raison enfin de l'ascendant psychologique dont usent ces hommes envers leurs victimes.

Vient tout de suite à l'esprit — mais en aucune manière comme une excuse ni une fatalité — l'argument de la testostérone, à la fois hormone du désir, chez les hommes comme chez les femmes, mais aussi hormone de la musculation essentiellement chez les hommes.

La force musculaire et la puissance sexuelle semblent coexister chez l'homme et non chez la femme. H istoriquement, ce sont ces hommes, physiquement plus forts et au désir permanent, qui, au début de l'humanité, ont pris possession des femelles que sont les femmes, alors que cela n'existe nulle part dans la nature d'où nous sommes originaires.

Chez les primates, nos grands cousins, pas de viol ni d'inceste, pas de coercition des mâles par les femelles, ce sont au contraire ces dernières qui expriment leurs désirs sexuels et attirent le mâle de leur choix.

Dès l'origine de l'humanité, cet ordre féminin semble s' être inversé, car il s'exprime ainsi dans toutes les sociétés de la tradition, dans toutes les cultures, c'est ce que l'on a appelé "la domination masculine". Cet ordre masculin règne malheureusement encore dans la majorité des sociétés, souvent traditionnelles.

Il a changé en Occident depuis les années avec l'instauration d'une tentative d'égalité entre mâles et femelles et d'une société à dominante plutôt féminine: En ce qui concerne la domination des hommes sur les femmes, elle s'est considérablement atténuée avec une réduction de "l'empire masculin", mais il persiste toujours une part non négligeable d'hommes ne comprenant pas ou n'acceptant pas l'égalité avec l'autre sexe, dans une sorte de poursuite "naturelle pour eux" de la domination masculine.

La violence et la coercition, sexuelle ou non, sont alors les outils de cette domination: Le viol est une violence sexuelle qui ne connaît aucune justification: L'agresseur sexuel est conscient de son agression, en cela il en est pleinement responsable. Le viol viol ou inceste des mineurs constitue un acte très particulier de par l'intrusion d'un adulte dans la sexualité encore immature d'un enfant en construction.

Et cet acte peut alors interrompre la construction psycho-sexuelle de cet enfant, de cet adolescent. Le fait majeur de cet acte imposé consiste dans le non-consentement de la victime, parfois même dans la non-compréhension par la victime de ce qui est en train d'être joué. C'est ainsi que la victime se voit dépossédée de son identité et d'une existence propre à faire face à l'agresseur. Plus encore lorsque l'agresseur est un proche, un parent — c'est le cas le plus habituel.

Les réactions sont ensuite très différentes selon les individus, leur histoire: